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Des Yacks aux Kiwis
Ile de la Reunion : des plages, des cirques et des pitons !

Nous arrivons a Bangkok le 8 novembre, mais puisque la meteo n'est pas clemente pour la plage, nous repartons dans la nuit du 12 novembre pour l'Ile de la Reunion. Nous allons rejoindre Gaelle et Fred, des amis alsaciens que nous avons rencontres sur le sentier GR20 en Corse en juin 2006. Ils travaillent a la Reunion pour 6 mois. Au programme : plage, trekking et bonne bouffe (enfin !)
 
Saint-Pierre
 
Nous arrivons le 13 novembre au matin sur ce petit bout de terre volcanique qui appartient a la France. Perdue dans l'ocean Indien, cette ile, ou se melent les creoles, les "zoreilles" (touristes francais) et les "metros" (les continentaux qui vont travailler a la Reunion), presente un melange parfaitement exotique des cultures tropicale et francaise. De quoi ravir les Quebecois que nous sommes apres deux mois en Asie.
 
Loin de l'hiver, nous sommes attires par les eaux cristallines. Sans attendre que les effets du manque de sommeil et du decalage horaire s'estompent, nous allons explorer la plage de Saint-Pierre. Il fait un vent d'enfer, mais Serge a tout de meme le courage d'affronter les vagues pour aller saluer les poissons. Le "snorkeling" est assez exceptionnel a la Reunion. Une grande quantite et diversite de poissons est facilement observable. Aussi, la region cotiere nous permet d'observer un oiseau gracieux et magnifique, le Paille en queue.
 
 
Magifique plage de Grande-Anse.                                                   Le tres elegant Paille en Queue.
 
Le lendemain, apres le traditionnel petit-dejeuner francais baguette-confiture (de papaye de l'Ile, quand meme !), nous paressons un peu. C'est bon de ne pas "devoir" partir pour 5 a 6 heures de marche le matin. Le simple geste d'ouvrir un frigo pour prendre du lait nous semble reconfortant.
 
Il fait une de ces chaleurs sur la Reunion (30 degres Celcius) ! Mais ce n'est que le printemps. L'ete, sur la cote, les temperatures depassent les 40 degres Celcius. La "clime" et la plage sont donc essentiels. Dans les arbres, les mangues et les litchis commencent a murir. La vegetation est deja genereuse meme si nous sommes a peine au printemps. Ce soir, Marie cuisine un poulet au beurre. Apres deux mois sans cuisiner, ca fait changement, meme si on reste dans la cuisine de la region.
 
 
Exotiques litchis.                                                          Ah ces mangues !
 
A la decouverte des plages
 
Gaelle nous fait decouvrir quelques petits coins de paradis : une magnifique chute qui tombe dans un grand bassin formant une piscine (froide, tres froide) naturelle ainsi que la plage de Grand-Anse avec ses petits poissons et son magnifique coucher de soleil a travers les palmiers.
 
Apaisante chute de l'Ile.
 
Coucher de soleil a la Reunion.
 
Le lendemain, nous prenons le "Ti'car jaune" en direction de la plage de l'Hermitage. Cette plage est reconnue pour son sable fin et l'ombre que procurent les filaos (premiers coniferes a pousser dans les sols hostiles qui resultent de l'activite volcanique), mais surtout parce qu'elle est bordee d'une grande barriere de corail qui permet de garder les requins au large. Ce critere est non negligeable pour aller observer les petits poissons sans soucis.
 
 
Sans commentaire...
 
A la decouverte du Piton de la Fournaise
 
Le dimanche, nos G.O. nous reveillent a 5 h pour aller nous montrer le fameux piton de la Fournaise. La derniere irruption de ce volcan de type hawaien a eu lieu il y a environ 6 mois. Une eruption digne de ce nom, en fait la plus violente des dernieres eruptions. La route, qui avait ete detruite sur plus d'un kilometre par une coulee de lave qui atteignait parfois 5 metres de haut, vient tout juste d'etre reouverte. Au piton, nous allons marcher dans l'enceinte du volcan sur les coulees de lave durcie. Depuis la derniere eruption, il n'est plus possible de monter vers le cratere principal. Mais dans cet environnement sans arbres, le soleil ne tarde pas a "cogner" et nous
rebroussons chemin apres environ une heure, heureux de notre renontre avec la Fournaise.
 
Le Piton de la Fournaise et en bas a gauche, un mini cratere.
 
Les trois cirques et le piton des Neiges
 
Notre trek de 7 jours debute a Cilaos, le village principal du cirque du meme nom. Selon Wikipedia, un cirque est une enceinte naturelle à parois abruptes, de forme circulaire ou semi-circulaire, formée par une dépression d'origine glaciaire : c'est alors un cirque glaciaire. Il existe aussi des cirques volcaniques ou lié à des méandres encaissés.
 
Le soir, nous allons au resto pour gouter la cuisine traditionnelle reunionnaise : rouguail-saucisses pour Serge et boucane aux bringuelles (aubergines) pour Marie. C'est bien, mais l'execution n'est pas terrible. Et que dire du vin de Cilaos... Plutot... original. En fait, ce n'est pas du vin mais plutot du jus de raisin alcoolise ! Cote biere par contre, rien ne vaut une bonne "Dodo" glacee ! Le vrai nom de cette biere est en realite "La Bourbon", nom initial de l'Ile de la Reunion. Dodo est le nom d'un oiseau endemique, tres tristement disparu a tout jamais de la planete il y a plusieurs dizaines d'annees. Bon, treve de gastronomie, il faut faire dodo, demain on part a l'aventure.
 
Le cirque de Cilaos
 
Apres s'etre achete deux baguettes et une patisserie a la boulangerie du village (ah la baguette francaise, quel bonheur apres les chapatis nepalais !), nous partons a l'assaut de la montagne. La premiere journee de rado nous rappelle a quel point les randonneurs "leve-tard" peuvent souffrir de la chaleur. De plus, des 11 h, les nuages s'amoncelent sur les sommets qui nous entourent. Ce sera d'ailleurs tous les jours ainsi. C'est donc dans les nuages que nous passons le col du Taibit qui nous mene au
cirque de Mafate.
 
 
C'est un depart, de Cilaos.                                                            Objectif : le col du Taibit (prononcer Taille Bitte... Sans blague).
 
Capsule faune : plusieurs especes d'oiseaux nous accompagnent sur notre route, dont le Merle de Maurice appelé ici Bulbul Orphé. C'est un nuisible qui s'attaque à toutes les espèces fruitières : Banane, litchis, bibasses, fraises, pêches... et même à de nombreuses espèces florales comme les anthuriums, les orchidées, les pluies d'or. Pire même, il se comporte avec les autres espèces d'oiseaux en véritable parasite puisqu'il colonise leurs nids après avoir chassé les occupants et détruit leurs oeufs (merci a Gaelle pour l'info).
 
 
Merle de Maurice et son etonnante huppe                         Tres amical oiseau des sentiers de la Reunion.
 
Le cirque de Mafate

Nous redescendons vers Marla, le plus haut village du cirque de Mafate ou nous passerons la nuit. Mafate est un cirque qui compte plusieurs villages qui ne
sont accessibles qu'a pied ou par helicoptere. Apres le Nepal, nous sommes plutot habitues a ce type de reclusion, mais dans un monde occidental, cela est plutot
rare. Les gens qui habitent le cirque vivent vraiment en marge de la societe.
 
Au petit matin, on se reveille sous un ciel immacule et Mafate nous revele toute sa splendeur. Ce cirque est definitivement spectaculaire avec ses nombreux
pitons, ses cascades, ses gorges et ses falaises. De plus, la vegetation est sans cesse changeante. Les fougeres arborescentes et les filaos nous offrent parfois
un peu d'ombre. A certains endroits, nous nous croyons au pays des geants tant les plantes sont gigantesques. Nous passons trois jours dans ce cirque
magnifique avant de traverser vers le cirque de Salazie.
 
  
Une vegetation tropicale encadre notre sentier.                         Une immense fougere arborescente (plusieurs metres de haut).
 
Exemple de la grande diversite des sentiers de la Reunion.

Le cirque de Salazie

En arrivant a Belier, nous ne trouvons pas de camping. En fait, le camping annonce n'existe tout simplement pas alors on nous envoie camper a une halte
routiere sans eau et sans toilette. Pour une nuit, ca fera. La vue que l'on a sur le cirque et le petit feu de camp que l'on se fait dans le foyer prevu a
cet effet nous reconforte. On fait chauffer notre boite de saucisses aux lentilles sur le feu. Avec un petit verre de rouge, une baguette et un camenbert,
nous avons presque l'impression de faire un grand repas. Du moins, on l'apprecie tout autant. Le cirque de Salazie est davantage habite que celui de Mafate
et la route s'y rend. Le piton d'Enchaing, situe au centre du cirque, se demarque dans le paysage.
 
Le piton des Neiges

D'Hell-Bourg, nous montons 1 500 m pour arriver au refuge de la caverne Dufour, point de depart pour la montee vers le sommet du piton des Neiges, le plus
haut sommet de l'ile a 3 070 m. Gaelle et Fred nous y rejoignent. Le refuge est plein et il y a des tentes partout. Nous sommes dans les nuages a notre
arrivee, mais ces derniers descendent et nous donnent l'impression d'etre sur une ile dans une mer de nuages. Au loin, le piton de la fournaise semble
former une autre petite ile. Pour souper, rouguail-saucisses pour tout le monde au refuge. Puis, au dodo ! La nuit sera courte.
 
Pour ne pas manquer le lever du jour au sommet du piton, nous nous reveillons vers 3 h. Serge fait du cafe pour nous secouer un peu. Apres deux ou trois poignees de muslix sec et un cafe, nous partons a la lumiere de nos frontales et de la presque pleine lune. La montee est graduelle et se fait bien. Nous depassons plusieurs groupes et arrivons parmi les premiers au sommet, juste avant le lever du jour. Alors que la lune nous eclaire encore, le soleil se pointe sur l'horizon de la mer de nuages. De l'autre cote, le ciel est clair et l'on voit le cirque de Cilaos et le cirque de Mafate 1 500 m plus bas. Nous profitons de cet instant magique pendent un long moment avant de redescendre au refuge pour le petit-dejeuner.
 
Nous redescendons ensuite a Cilaos ou prend fin notre periple. Gaelle et Fred viennent nous reconduire a St-Denis le soir meme. Nous partons le lendemain pour Bangkok.
 
 
Les leve-tots sont recompenses au piton des Neiges.
                                                                    
 
Le tres spectaculaire leve du soleil au sommet du piton des Neiges.
 
La lune qui veille sur l'ombre du piton des Neiges  
 
 
Col du Taibit, vu du sommet du piton des Neiges.                        Le cirque de Mafate, vu du sommet du piton des Neiges.
 
Le cirque de Cilaos, vu du sommet du piton des Neiges.
 
Les statistiques (tres breves)
 
Nombre de jours de randonnee : 7 jours
Heure de marche total : 30 heures
Denivele positif total : 7 100 m
Une des journees exigeantes : 4h00, +600 m, -2100 m, charges comme des mules.
Les belles rencontres : que des Reunionnais et des Francais (et deux Italiens)
 
 
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