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Des Yacks aux Kiwis
Auckland - Achat des velos

Si nous avons du mal a trouver un magasin de velos, c'est d'autant plus difficile de trouver des velos qui repondent a nos besoins. Dans le premier magasin visite, un vendeur nous explique que pour le prix de deux velos, il est possible de plutot se trouver une minivan et d'eviter ainsi de devoir parcourir l'ile a velo !!! Rappelez-vous, on est dans une boutique de velo ... En fait, dans les boutiques de velos, il y a des velos de route et des velos de montagnes. Cyclotourisme, de quoi tu parles ! On nous suggere d'acheter des velos hybrides qui se vendent generalement pour faire des balades a la ville et de les modifier legerement. Ouaip ! Finalement, au quatrieme magasin visite, on nous suggere un autre modele hybride qui semble plus convenable bien qu'il ait une suspension avant. On fait des pieds et des mains pour ajuster les supports a sacoches dessus. Serge finit par installer les odometres et les supports parce que le "cas" qui nous a vendu les velos n'a toujours pas eu le temps de nous preparer les velos apres deux jours d'attente... Morale de cette petite histoire, pour faire du cyclotourisme en Nouvelle-Zelande, apporter son velo est une tres bonne idee. Ici, du moins sur l'ile du nord, le cyclotourisme, connait pas ! 
 
Le grand depart en velo
 
Nous partons d'Auckland sur nos velos, direction sud, en suivant la cote est. Les velos vibrant dans tous les sens, nous sommes incertains qu'ils vont tenir le coup sous le poids que nous transportons. Nous arretons plusieurs fois pour nous assurer que tout est bien securitaire (ce qui n'etait vraiment pas le cas au depart). Nous sommes vraiment lourds. Des les premieres petites cotes, on realise que notre velo n'a que 21 vitesses ! Pas facile. Nous nous demandons vraiment si nous avons fait un bon achat.
 
  
Here they go, c'est un depart !
 
Nous nous arretons apres 50 kilometres dans un camping de parc regional sur le bord de la cote. Nous sommes seuls au camping a part les joggeurs et les familles qui viennent profiter du beau coucher de soleil. Le camping en question est l'exception a la regle car en general, les camping sont tres bien equipes avec poele, refrigerareur, douche (propres) et meme parfois, des BBQ.
 
Il y a du beau camping a faire dans le coin. 
 
Les Kiwis (les gens) sont vraiment sympathiques. La tres grande majorite des gens que l'on rencontre s'informent de notre itineraire, ils nous encouragent, nous donnent de bons conseils. Certains nous invitent meme a passer les voir et nous laissent leurs coordonnees. Un soir, nous avons eu droit aux restants de souper d'une famille dont la peche avait ete trop genereuse. Nous nous sommes regales des galettes de moules et du poisson frais. "Cheers mate" !
 
Pour essayer d'epargner nos velos, nous mettons le plus de poids possible dans les sacoches arrieres (au moins 75% du poids). Malgre tout, nous craignons que les velos ne fassent pas le voyage et nous decidons, apres trois jours, de nous arreter dans une boutique de velo a Thames pour voir ce que l'on peut faire pour rendre notre periple plus securitaire. Il y a deux solutions, changer les fourches et reduire notre poids. Puisque nous devons attendre la livraison des fourches deux jours, nous laissons une partie de notre materiel (lourd) a la boutique et partons faire une boucle de trois jours dans la peninsule de Coromandel. 
 
La cote est magnifique ! Ils y a tout plein d'oiseaux que nous n'avons jamais vus. La route est bordee d'arbres dans lesquels il y a des fleurs rouges. Nous apprendrons plus tard, que ce sont les arbres de Noel neo-zelandais puisqu'ils fleurissent precisement dans le temps des fetes.
 
  
La biodiversite est etonnante et tres presente tout le long de la cote.
 
  
 
 
 
 
 
Nos premiers kilometres sont aussi l'occasion de se mettre en contact avec la magnifique et apaisante campagne zeo-zelandaise. Une succession de vertes collines parsemees d'agneaux, d'arbres fruitiers (avocat et kiwi entre autres) et de plages magnifiques. Avec le bleu du ciel et de la mer, c'est tout simplement magnifique ! Les premieres vraies cotes nous attendent au cours de cette boucle : 3, 4, 5... 7 kilometres de montee. Ouf ! Disons que ca commence raide. Par chance, tout ce qui monte finit par redescendre !
 
 
La magnifique campagne et ses nombreux moutons (plus de 50 millions de moutons pour environ 4 millions d'habitants).
 
 
Kiwis, avocats, fraises, bleuets, orange, citrons ...
 
 
La route est rarement banale dans la peninsule de Coromandel. 
 
De retour a Thames pour faire installer nos fourches rigides, Serge en profite pour aller voir un dentiste pour une dent qui l'inquiete depuis l'Ile de la Reunion. Diagnostic : rien d'anormal ! Tant mieux. Les antidouleurs et la convalescence qui suivent l'arrachage d'une dent n'aurait pas fait bon menage avec le velo.
 
Satisfaits du comportement de nos velos avec un bagage allege, nous decidons de faire un tri severe et de laisser une boite de materiel a la boutique de velo. Avec nos fourches rigides et ce poids en moins, les velos se comportent plus normalement. Avec un peu de chance, ils nous suivront jusqu'a la fin.
 
Nous poursuivons notre route en descendant la cote est en direction de Wahai, puis Mont Maunganui ou nous prenons une petite journee de repos bien merite. Le mont Maunganui est une montagne au bout d'une presqu'ile. La balade qui en fait le tour est donc tres agreable en bordure de mer. A la plage, Serge goute les plaisirs de la baignage. Marie-Eve se contente de regarder ses "tentatives" de bodysurf !
 
 
Les sites de camping nous en donne plein la vue, du lever au coucher. 
 
Nous repartons vers Wakatane, dans l'espoir d'aller visiter White Island le lendemain, un volcan a 40 kilometres au large de la cote neo-zelandaise. Ce volcan, le plus actif du pays, est accessible seulement par bateau ($) ou helicoptere ($$$). Malheureusement, les bateaux ne partent pas puisque le vent au large est trop fort. Une journee de patience nous permettra non seulement de faire du surf, mais aussi de vivre un tremblement de terre important : 6,8 a l'echelle de Richter. Bien que les tremblements de terre soient frequents ici, celui-ci fut d'une puissance exceptionnelle.
 
Un tremblement de terre qui a fait la une pendant plusieurs jours.
 
Une journee chaude et ensoleillee ? Nous saisissons l'occasion pour nous initier au surf a la plage d'Ohope. Beaver, notre prof, nous apprend les rudiments afin que nous puissions nous amuser un peu dans les vagues, puis, nous plongeons. Nous reussissons a prendre quelques belles vagues. On s'amuse comme des petits fous, mais apres une heure dans les vagues, nous sommes completement epuises. Beaver nous remet notre certificat d'initiation. On y precise que nous sommes maintenant autorises a utiliser les expressions : "Wicked !" et "Awesome !". WICKED !
 
Ah oui, la Nouvelle-Zelande, c'est evidemment des Fish and Chips, de l'agneau a profusion et quelques bons vins. On reussi a tres bien manger ici, ca s'annonce bien.
 
Les fameux "Fish and Chips" de la Nouvelle-Zelande.
 
White Island
 
Le lendemain, nous sommes plus chanceux et nous partons en bateau direction White Island. Des dauphins font un petit bout de chemin avec nous. Apres environ une heure trente a se faire brasser par les vagues (estomac fragile, s'abstenir), nous ancrons. Equipes d'un casque et d'un masque, nous visitons les diverses formations et zones ou l'activite thermique est visible. Ca fume et ca bouillonne partout. L'odeur de soufre est omnipresente. Les couleurs de la roche volcanique contrastent a merveille avec le bleu du ciel. On se prend pour des photographes du National Geographic. Clic, clic ! Au retour, nous apercevons des baleines et un requin. La totale :-)
 
 
Des couleurs ...
 
 
Et des odeurs !
 
 
Plusieurs geysers, de la vapeur et de la boue (mud pots).
 
Quelques dauphins, dont Flipper en personne, nous ont fait le grand plaisir de nous accompagner un moment.
 
Satisfaits de notre experience sur la cote est nous partons vers Rotorua. Puisque c'est la veille de Noel, Serge nous offre une chambre a l'hotel. Au programme, baignade au spa de l'hotel, puis, mets indiens en ecoutant des films de Noel dans la chambre, le gros luxe quoi ! On y visite aussi les differents sites d'activites thermales, au coeur de la ville.
 
 
Il fait chaud au coeur meme de la ville de Rotorua. 
 
Le 25 decembre, nous pedalons jusqu'a Taupo et le 26, jusqu'a Turangi. Nous aurions voulu nous rendre a National Park en bordure du parc de Tongariro, mais le vent de face intense et la circulation que l'on peut qualifier de dangeureuse ont raison de nos ambitions cyclistes. Turangi est sans interet, mais des navettes font l'aller-retour pour le Tongariro Crossing, le trek d'un jour que nous allons faire le lendemain.
 
A Turangi comme ailleurs, on recupere la precieuse chaleur emanant du sol.
 
Turangi sera le point final des deplacements a velo sur l'ile du Nord. La route vers Wellington n'est qu'autoroutes dangereuses et sans interet. On prendra donc l'autobus pour s'y rendre et reprendrons nos guidons a la sortie du traversier, a Picton, Ile du sud.
 
Nous aurons donc parcouru environ 900 km en velo le long de la cote est de l'Ile du Nord, 500 km en voiture louee (aller-retour de Turangi au mont Taranaki) et environ 300 km en autobus (Turangi a Wellington).
 
Dans le match des avaries, la lutte est serree :
 
                        Marie            Serge
 
Crevaisons        2               2 
Rayon brise         0                   1 
 
Tongariro National Park - Tongariro Crossing
 
Le lendemain, la navette passe nous prendre au terrain de camping a 6 h. Le ciel est impeccable, et quelle chance, la pluie de la veille est tombee en neige sur les montagnes. Le paysage est encore plus saisissant. Nous sommes vraiment chanceux... et opportunistes en prenant les bonnes decisions de logistique et de deplacement !
 
Tongariro Crossing est un sentier de 17 km qui permet de traverser la zone volcanique dominer par les monts Ruapehu, Tongariro et Ngauruhoe. Nous profiterons de l'occasion pour monter au sommet du volcan Ngauruhoe (2291 m). De la-haut, on a des points de vus spectaculaires sur Ruapehu et Tongariro de meme que sur le lac Bleu. Au loin, vers l'ouest, on apercoit le mont Taranaki, reconnaissable a sa forme parfaitement conique. En redescendant, nous decouvrons les trois petits lacs Emeraud.
 
 
En route vers le mont Ruapehu (mont Taranaki en fond de paysage).
 
 
Le mont Ngauruhoe, que nous gravirons.                            Et le mont Tongariro.
 
 
La neige tombee la nuit precedente ajoute du relief spectaculaire. 
 
 
Les tres spectaculaires lacs Emeraud.
 
 
Au fond, le Mont Ruapehue. Les lacs de ce parc national sont tout simplement splendides. 
 
Le lendemain, sachant que la meteo sera bonne pour monter le mont Egmont le jour suivant, on loue une voiture pour se rendre rapidement sur la cote Ouest. Nous empruntons la "Forgotten World Highway", une route sinueuse qui traverse des collines verdoyantes et "moutoneuses" sur plus de 100 kilometres.
 
Une petite interruption "peche" qui n'aura pas influence le contenu de notre souper.
 
C'est long, mais la campagne est superbe et il n'y a pas de trafic. A la suggestion du bureau d'information touristique, nous louons des crampons et des piolets a New Plymouth. La location est dispendieuse, mais on se dit que ca vaudra peut-etre le cout etant donne qu'il y a de la neige et de la glace au sommet.
 
Mont Egmont National Park 
 
Nous partons du camping a l'aube. Le mont Egmont (ou mont Taranaki), haut de ses 2 518 m, s'impose devant nous dans la lumiere du leve du soleil. Impressionnant ! Nous avons peine a croire que nous allons monter jusqu'au sommet de ce cone abrupte seul au milieu de nulle part. L'ascension debute sur un chemin forestier jusqu'au gite qui appartient au club d'alpinisme local. Elle se poursuit par plus de 900 marches qui nous permettent de traverser une zone de vegetation fragile. La mousse est tentante, elle a l'apparence et la texture d'un tapis luxueux.
 
 
Objectif impressionnant vu d'en bas.
 
 
La pente est raide, enneigee et parfois glacee. La location de crampons et de piolets etait donc tres sage.
 
Nous rencontrons un groupe de quatre personnes du coin qui profitent de cette magnifique journee pour monter.  Parmi eux, il y a un alpiniste aguerri et bien connu en Nouvelle-Zelande, John Jordan. Il a fait l'ascension du mont Tranaki plus de 200 fois. Il est alle au Nepal a plusieurs reprises, a monte l'Aconcagua trois fois, le mont McKinley, etc ... Bref, un alpiniste d'experience extremement humble. Nous echangeons avec eux et poursuivons l'ascension.
 
Apres une montee abrupte sur les rochers (nous craignons la descente) nous atteignons un passage etroit et glace. Serait-ce le sommet ? Aurons-nous besoin de nos crampons ? En grimpant un peu plus, nous atteignons le cratere qui est recouvert de neige. Pour arriver au sommet, il nous faut traverser ce bol de neige et esclalader une de ses parois qui est abrupte et enneigee. On met nos crampons, heureux de les avoir, pour faire ce dernier bout de chemin. Pendant notre montee, les nuages se sont amonceles a mi-montagne et lorsque nous arrivons au sommet, nous avons l'impression d'etre sur une ile au milieu d'une mer de nuages. C'est feerique ! Nous n'aurions jamais cru que ce serait si merveilleux. Nous sommes ravis ! AWESOME !
 
 
A quoi tu penses, la tete dans les nuages ...
 
 
Quel bonheur !
 
 
Mais c'est qu'il a l'air content le monsieur !                                    Au loin, le mont Ruapehu. 
 
Le quatuor que nous avons rencontre nous rejoint au sommet. Nous redescendons avec eux dans la neige. Avec les crampons, ca se descent super bien et beaucoup plus vite que dans la roche. On evite ainsi la difficile descente que nous anticipions. Serge en profite pour discuter avec John de differents aspects lies aux ascension (meteo et nuages, deplacement avec crampons et piolets, techniques avec le piolet, etc). Genial ! Nous acceptons l'invitation et allons prendre un the au gite avec nos nouveaux amis. Quelle belle journee ! Nous sommes vraiment heureux d'avoir saisi cette occasion.
 
Qui a dit qu'il n'y avait rien a faire sur l'Ile du Nord ? Combles, nous prenons la direction de Wellington ou nous passerons le nouvel an, dans un luxe relatif et bien merite.
 
C'est la fete ! Bonne annee 2008 chers (es) amis (es) !
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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