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Des Yacks aux Kiwis
Ile du Sud - Deuxieme partie
 
Queenstown et environs

Remis de nos dernieres emotions (Fern qui se prend pour un sous-marin), nous nous dirigeons vers Queenstown, une jolie petite ville tres orientee vers le tourisme, sise entre les collines et le lac Wakatipu. Ce tres long lac est superbe et la route qui le longe offre de nombreuses raisons de s'arreter. Les montagnes abruptes qui bordent le lac se jettent litteralement dans son eau bleu-vert clair.
 
 
Queenstown et environs : des paysages surrealistes.
 
Nous dormons a l'exterieur de la ville le temps de preparer notre prochain trek, le trek Rees-Dart avec la variante vers Cascade Saddle. On a droit a un coucher de soleil qui met le feu au ciel.
 
 
Comme environnement de camping, on aura vecu pire ...
 
Aspiring National Park : Rees-Dart track avec la variante Cascade Saddle (4 jours, 80 kilometres)
 
Cette fois, on ne prend pas de chance, on laisse Fern en lieu sur a Glenorchy et on monte dans une navette pour se rendre au debut du sentier. C'est donc l'esprit tranquille que nous traversons les ruisseaux que la route croisent. La premiere journee de marche suit le cours de la riviere Rees dans la vallee du meme nom. Les sommets enneiges qui se dressent devant nous se rapprochent alors que nous remontons la vallee. Ca promet. On installe notre tente pres de la riviere devant les sommets que nous avons rejoints.
 
 
La vallee Rees et quelques-unes de ses belles surprises.
 
Le lendemain, nous partons assez tot puisque l'on souhaite poursuivre notre chemin au-dela du refuge Dart (qui represente normalement la fin de la deuxieme journee) pour aller camper a Cascade saddle. On remonte donc la vallee jusqu'au col Rees pour ensuite resdescendre dans une autre vallee etroite jusqu'au refuge Dart. Le site du refuge est tres beau, il y a des emplacements bien amenagees pour les tentes et le beau temps est au rendez-vous. On decide d'installer la tente et de faire l'aller-retour vers Cascade saddle dans l'apres-midi. Ca represente une bonne journee : au total 26 kilometres, 9 heures de marche. Notre record ! Mais le detour en vaut la peine. En remontant la vallee de la Dart, on a droit a des glaciers, des torrents, de la moraine et une vue directe sur Cascade saddle. Apres une montee, disons, assez intense (surtout avec pres de 20 kilometres dans les jambes!) nous accedons a ce petit coin de paradis. De la haut, nous avons une vue sur le glacier Dart, le mont Aspiring ainsi que la vallee ou nous avons fait notre rando une semaine plus tot et ou nous sommes restes pris dans les flots. Les montagnes sur lesquelles nous sommes descendent tres abruptement dans cette vallee. Satisfaits, nous rebroussons chemin vers le refuge Dart. Nous arrivons epuises mais heureux !
 
 
A couper le souffle les vues de Cascade saddle : le Mont Aspiring (gauche) et le glacier Dart (droite).
 
Ayant fait l'aller-retour dans la meme journee, le lendemain, la journee de marche est tres courte. Puisque nous ne sommes pas presses, on passe l'avant-midi a discuter avec un couple fort sympathique de la Republique Tcheque. On part apres diner : trois heures trente minutes, 17 kilometres, que du plat ou presque avec quelques gros ruisseaux a traverser. En arrivant au refuge en fin d'apres-midi, nous sommes attendus par une armee de "sandflies" (mouches noires). C'est l'horreur ! On s'empresse de monter la tente dans laquelle on se refugie jusqu'a la derniere minute avant notre depart le lendemain.
 
Des betes feroces, en nombre digne d'un film de Hitchcock.
 
La derniere journee de marche est similaire a la troisieme. Le sentier longe la riviere Dart en redescendant la vallee. Le brouillard et la beaute des paysages nous offrent quelques scenes exceptionnelles.
 
 
La vallee Dart, au depart du brouillard. 
 
Fjordland National Park
 
Dans le Fjordland National Park, nous faisons preuve de patience et d'opportunisme avec la meteo, que les statistiques font craindre : ici, il pleut en moyenne trois jours sur quatre. On se trouve un petit camping pas trop mal qui nous permet de profiter des moments de beau temps. Nous explorons le Fjordland avec des randos de quelques heures : Homer saddle, Marian Lake, Key Summit. Milford road, nous permet aussi d'observer quelques splendeurs du parc en restant confortablement assis dans Fern : les vallees escarpees, les rivieres, les chutes et evidemment, les espiegles Kea.
 
 
Vue imprenable, de Homer saddle.                                                     Moment de reflexion : Marian Lake. 
 
 
Meme en voiture, certains beaux endroits sont accessibles au Fjordland. 
 
 
Moment d'intimite entre Fern et un Kea.     
 
On hesite quelques jours avant de decider de faire la croisiere dans Milford Sound. Puis, un jour de ciel sans nuage, on decide d'y aller pour en avoir le coeur net. On y va pour la totale, trois heures incluant BBQ et visite de l'observatoire sous-marin. On ne le regrette pas : photos a l'appui !
 
 
 
 
Le celebre Mitre et les chutes de Milford Sound : la croisiere, un "must" !
 
Pour clore notre exploration du pays des fjords, on decide de faire la premiere journee du trek Kepler (3-4 jours). L'aller-retour en une journee (de 30 kilometres avec 1 200 m de denivelle) nous permet d'aller jusqu'au sommet du mont Luxmore et de parcourir une bonne partie de la section alpine du trek. Si les nuages sont toujours presents a notre arrivee au refuge Luxmore vers 12 h, le temps s'eclaircit rapidement (tel que prevu par les incroyables meteorologues neozelandais). Les nuages decouvrent les sommets et laissent place a une lumiere magique. Au sommet du mont Luxmore et sur le chemin du retour, on peine a capter cette lumiere qui donne au paysage des teintes surrealistes : les arbustes dores, les sommets enneiges, les cretes abruptes, l'immense lac Te Anau. Wow ! C'est donc avec le sentiment d'avoir bien profite de la region des fjords que nous poursuivons notre route en direction sud.
 
 
 
Recompenses garanties (par beau temps) au sommet du Mont Luxmore.   
 
Stewart Island

Puisqu'on annonce quelques jours sans pluie, nous decidons d'en profiter pour aller faire un saut a Stewart Island, cette petite ile sauvage situee au sud de l'ile du Sud, paradis de la faune a deux ailes. Nous prenons le traversier de 17 h pour arriver au petit village d'Oban en fin de journee, le seul village de l'ile. L'exploration de l'ile Stewart peut se faire en scooter et en bus (si l'on ne tient pas vraiment a voir le cote sauvage de l'ile), en bateau (si l'on est pres a allonger les $$$) ou a pied (si l'on a pas peur de la boue). Puisque nos petites jambes sont en meilleure forme que notre porte-monnaie, on opte pour le trek. Deux possibilites s'offrent a nous : la longue rando de 8 a 10 jours qui fait le tour de l'ile et qui offre d'excellentes chances de voir les fameux kiwis, et une boucle de trois jours, la Rakiura Track. Question de minimiser les desagrements de la boue, on decide de suivre la Rakiura track qui est une "Great Walk", c'est-a-dire, un sentier hyper amenage et entretenu pour etre accessible a tous les types de marcheurs. On se felicitera de notre choix ! Juste avant notre depart, la dame au bureau du DOC (Departement of Conservation) nous informe que si nous sommes attentifs (et un peu chanceux), nous pourrions voir des kiwis au camping de Sawdust Bay, celui du deuxieme soir. 
 
Le sentier se parcourt facilement, ce qui nous permet de laisser vagabonder notre esprit (et penser tranquillement a notre retour au Quebec ...). Le premier jour, la route suit la cote et nous mene de baie en baie jusqu'a notre site de camping en bordure de plage a Port William.
 
 
Un ptit pigeon de 20 livres svp !                                                         Vue du camping de Port William. 
 
Le deuxieme jour, les 12 kilometres de sentier qui sillonnent, montent et descendent dans la foret humide sont pratiquement entierement recouverts d'un trottoir en bois. La boue ? Quelle boue ! Le camping de Sawdust Bay est vraiment sans interet, loin de la baie et envahi par des mouches a m... A deux heures de marche d'Oban, on se dit qu'on est mieux de voir des kiwis sinon...
 
A la tombee du jour, c'est-a-dire, vers 10 h, le bourdonnement des mouches cesse et l'on commence a entendre des bruits dans la foret. Probablement des "possums", ces betes qui viennent fouiller les sacs a dos des campeurs en quete de nourriture. On entend pas le cri caracteristique du kiwi. Mais les kiwis sont actifs la nuit, alors on programme l'alarme de la montre a 1 h 30 du matin. Quand on se reveille, les kiwis ne crient toujours pas. On entend des pas pres de la tente. Est-ce qu'un autre campeur essaie de voir des kiwis ? Les pas s'eloignent. Tant qu'a etre reveilles, on decide de sortir de la tente pour aller voir. En sortant, on entend du bruit dans les fougeres a cote, les memes pas que ceux de tout a l'heure pres de la tente. Serge s'approche, certain de voir un "possum" (ou un yeti !). C'est avec le plus grand etonnement que l'on apercoit un kiwi, un gros kiwi qui marche bruyamment dans les fougeres. Incroyable ! Nous sommes hyper excites. Sans diriger la lumiere de nos lampes frontales directement sur lui, nous ne voulons pas le perdre de vue. On essaie de le filmer et de prendre des photos. Pas facile dans le noir. Mais puisque le kiwi ne semble pas du tout derange par notre presence, nous avons le loisir de le regarder fouiller le sol avec son long bec. On peut dire que cet oiseau qui ne vole pas, avec son long bec et son gros derriere est vraiment un drole d'oiseau. On dirait qu'il est tout droit sorti d'un autre monde. On le suit pendant plusieurs minutes avant de le perdre. On l'entend parfois marcher. On en entend meme un deuxieme. Plus tard, on en voit un autre (peut-etre le meme) qui se promene dans le sentier. Serge le suit et le kiwi se retrouve dans un cul-de-sac de hautes herbes. Ne trouvant pas d'issu, il decide de passer tout tranquillement entre les jambes de Serge. Les kiwis sont des animaux curieux et pas tres farouches. Nul besoin de dire que notre amis des animaux est aux anges ! Le lendemain, nous sommes epuises pas notre petite nuit, mais heureux. Mission accomplie : nous avons vu des kiwis.
 
 
Bingo !!!
 
South coast

La route qui longe la cote Sud offre plusieurs points de vue sur les falaises et la mer agitee. Si Serge est parfois tente d'aller essayer son "bodysurf", il passe le plus souvent son tour devant la force des vagues qui se fracassent sur les recifs. Il se rappelle les longues secondes passees sous l'eau lors de sa derniere "sortie" en mer. La cote Sud abrite une faune marine assez diversifiee : on peut y apercevoir des dauphins Hector (un des plus petits dauphins au monde), des phoques, des lions de mer, des elephants de mers et differentes sortes de pingouins, sans compter les nombreux oiseaux marins tels que les albatros. Nous n'avons pas encore tout vu ces animaux, mais si les albatros sont comme les mouettes, ca ne devrait pas tarder ! Nous avons maintenant la preuve que l'appel de la frite chez la mouette est un phenomene mondial.
 
 
Moules geantes au menu; cueillies sur place svp !                                 On nous rappelle le long voyage de retour (New-York : 15 000 km).
 
 
Pas "fasseal" !                                                                                  Ouarrrrrrrrggh !
 
 
La route agreable de la cote sud.   
 
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