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Des Yacks aux Kiwis

Nouvelle-Zelande - Troisieme partie

Otago peninsula. La suite
 
Nous decidons de rester une journee de plus sur la peninsule d'Otago pour tenter notre chance avec les animaux et voir des pingouins et des albatros. Nous avons donc un programme tres charge pour la fin de la journee puisque c'est le meilleur moment pour les voir. Nous allons d'abord a la plage isolee de Sandfly Point ou nous attendons le retour de l'ocean des Yellow Eyed Pingouins, une espece en voie de disparition. Il en resterait tout au plus 3000 dans le monde.
 
 
Paysage bucolique de la peninsule d'Otago.                                        Plage de Sandfly Point. 
 
 
Plage de Sandfly Point.                                                                     Quelques spotted shags.
 
 
Original...                                                                                        Il a pas l'air content, Monsieur #50.
 
 
Grosse journee !                                                                               Deux oystercatchers qui prennent une marche.
 
Apres environ deux heures d'attente dans la petite cache du Department of Conservation (ces pingouins sont tres farouches), le premier se pointe. Nous sommes vraiment excites. Il faut voir comment le pingouin remonte la falaise abrupte pour aller nourrir ses petits. Impressionnant ! Les petits, qui sont pratiquement ados, attendent impatiemment a l'exterieur du nid. Alors que nous marchons sur la plage pour retrourner a la voiture, un autre pingouin arrive de la mer. On nous demande de nous asseoir pour ne pas l'intimider. Alors que nous sommes assis l'oeil rive a la camera, un enorme lion mer s'approche de nous. Quelques soient ses intentions, nous nous eloignons rapidement devant cette bete imposante.
 
 
Patience recompensee : un des 3000 Yellow Eyed sur la planete.            Coudonc, ils ont ben l'air bete eux-autres !
 
En deuxieme partie du programme, le pingouins bleus. Ces pingouins, les plus petits au monde, ne sont actifs sur terre que pendant la nuit, ce qui complique un peu leur observation. Ces derniers sont attendus a 21 h 35 (oui, c'est assez precis!) sur la pointe de la peninsule. A la tombee de la nuit, les parents viennent nourrir leurs petits, caches dans leurs nids dissimules dans le foin. A 21 h, nous attendons leur retour de la mer a l'endroit indique. Le jour tombe rapidement. Alors que la noirceur est bien installee, le groupe de pingouins arrive. Il est 21 h 35. Ils sont environ cinquante a se suivre pour remonter la plage. On a de la difficulte a les voir a cause de la noirceur. Les lampes de poche sont interdites. Le mode infrarouge de la camera de Serge nous permet de bien les voir. Nous dormons sur la pointe et le lendemain matin, nous avons la chance d'apercevoir quelques albatros royaux, avec une envergure d'aile pouvant atteindre 3 m !!!
 
 
Une photo pour Jean-Guy.                                                                 Deux bebes blue pinguins
 
Nous repartons en direction du mont Cook. En route, nous arretons voir les Boulders, des formations rocheuses etrangement rondes sur une plage de la cote est de l'Ile du Sud. C'est vraiment special. On se croirait dans un musee de sculptures de pierre. La nature, quelle artiste !
 
 
 
 
Les Boulders : etrange et esthetique phenomene.
 
Mont Cook - Ball Pass Route
 
Au mont Cook, on nous a recommande de faire la Ball Pass Route, un trek tres alpin qui offre des points de vue notamment sur le glacier Tasman et le glacier Hooker, ainsi que des points de vue absolument extraordinaires sur le mont Cook. Si certaines personnes le font en une journee de 12 a 15 heures, nous decidons de le faire en deux jours. Nous ne le savons pas encore, mais cette decision s'averera tres tres sage ! Nous allons louer des crampons et des piolets pour le passage du col Ball, qui exige de traverser un glacier. Puisque le trek commence dans une vallee et se termine dans une autre, nous stationnons la voiture au camping pres de la fin du sentier et faisons du pouce pour nous rendre au debut. Deux Americains sympatiques nous embarquent.
 
 
Premier contact avec le mont Cook, au bout du lac Pukaki.
 
 
 
Nous partons vers 14 h, mais nous n'avons que trois heures de marche a faire pour nous rendre au refuge de Ball situe au pied de la crete que nous devons emprunter pour nous rendre au col de Ball.
 
 
Le debut du sentier longe la moraine du Glacier Tasman.
 
 
Les toujours coquins kea nous accompagnent pour cette nuit de camping. 
 
Alors que nous terminons notre souper, on entend des voix dans la montagne. On apercoit deux personnes qui descendent une pente tres abrupte dans les arbustes. Elles sont hors de tout doute en dehors du sentier. A un moment donne, l'une d'entre elles tombe dans les arbustes. L'animation dans les arbustes nous donne une bonne idee de sa chute. Mais la personne semble etre correcte puisqu'elle poursuit sa descente. Une fois rendue en bas de la pente, cette dame nous apprendra tout sourire qu'elle fait le trek de Ball pass pour celebrer son 73e anniversaire. On se dit qu'elle est folle, mais on ne sait pas encore a quel point !
 
Le lendemain, nous prenons notre temps avant de partir. Le ciel est sans nuage et les previsions sont excellentes alors, il n'y a pas de presse. Nous prevoyons prendre environ sept heures pour nous rendre a destination. Nous sommes en general assez precis dans notre evaluation du temps de marche. En general...
 
Nous partons vers 9 h apres avoir etudie la carte pour une enieme fois. Nous entreprenons une route, qui veut dire ici que nous devrons nous diriger a partir d'une carte seulement : pas de sentier, pas de panneau indicateur ou de poteau, peut-etre quelques cairns. Au pied de la montee vers la crete, nous avons le choix entre trois chemins, traces par l'usure du passage d'autres personnes. Ca commence bien. Aucun n'est particulierement indique comme etant le bon. On choisi celui qui semble le plus facile d'acces... Du moins, celui que l'on pense etre le plus facile. A peine quelques metres plus haut, nous rencontrons un ebouli de pierres et perdons la trace. Les pierres, ca ne s'usent pas aussi facilement que la vegetation. Nous developpons notre sens de l'observation pour essayer de voir par ou sont passe nos predecesseurs. Arrives dans un "dead end" assez vertigineux, nous devons nous rendre a l'evidence que le chemin emprunte n'etait pas le bon. Ca ne sera pas la derniere fois que ca arrivera.
 
 
Photo prise d'un endroit ou le vertige est proscrit. 
 
Nous mettrons ainsi 6 heures pour nous rendre au col Ball. Si nous reussisons a quelques reprises a trouver la route, nous nous perdons souvent. Nous perdons un temps fou en essais et erreurs. Il faut dire que dans cet environnement alpin, ne pas etre sur la route rime bien souvent avec ne pas pouvoir avancer. Soit le gravier roule sous nos pieds, soit on arrive devant un mur ou une falaise. Nous devons souvent rebrousser chemin. D'ailleurs, nous nous demanderons a plusieurs reprises si nous ne sommes pas mieux de rebrousser chemin. Nous n'avons pas traverse le col et nous ne savons pas ce qui nous attend de l'autre cote. C'est assez insecurisant ! Nous ne voyons aucun cairns. Si la route est aussi difficile a trouver, est-ce que nous arriverons avant la tombee de la nuit ? Nous avons mis pres du double du temps prevu pour faire la moitie du chemin. Les passages vertigineux et des sections d'escalade se succedent, les riques de chute de pierres sont tres presents et l'approvisionnement en eau est inexistante puisque l'on progresse sur une crete. Du gros fun quoi ! Si au moins on pouvait suivre une trace, des cairns. Niet !
 
Malgre tout, le paysage est vraiment magnifique. Le glacier Tasman, le glacier Caroline, le glacier Hooker et le mont Cook. C'est a couper le souffle. Nous prenons quelques photos, mais le temps file alors on ne s'arrete pas tres longtemps. De plus, nos yeux sont le plus souvent a la recherche du chemin que dans le paysage.
 
 
Les crevasses du glacier Ball : une traverse prudente est vitale.              Vue sur le mont La Perouse.  
 
Pres du col, nous mettons nos crampons pour traverser le glacier. Une pente glacee assez abrupte nous separe du col. En bas de cette pente, le glacier est dechire par plusieurs crevasses de tailles differentes. Nous traversons prudemment en essayant de mettre en pratique les bons conseils que nous avons recus lors de notre ascension du mont Taranaki.
 
Au col, on voit la vallee Hooker dans laquelle nous devons redescendre. Le chemin semble plus ou moin evident, mais surtout abrupte. Apres une breve descente dans le gravier, nous devons remettre les crampons pour descendre sur un glacier. Un cairn indique la sortie du glacier, ce sera le seul. Nous poursuivons notre route au meme rythme, a l'affut des indices de passage d'hommes.
 
 
Enfin le col, vite il se fait tard.                                                             Le glacier Hooker.
 
Pensanr que le pire est fait, nous poursuivons notre chemin. Nous chercherons encore le chemin, recherche qui nous menera parfois dans des chemins sans issu et nous mettra dans des situations assez precaires (falaises). Lorsqu'on rejoint un plateau ou deux Americains campent, il est 17 h 45. Ils nous disent que nous avons encore une descente d'environ une heure et une marche dans la vallee de trois heures trente. Nous ne sommes pas rendus, mais au moins, le sentier est plus evident. Et nous commencons a etre plutot fatigues. Ils nous recommandent de camper dans la vallee une fois en bas. On verra. On descent la derniere partie en 45 minutes. Il est 18 h 30. La nuit tombe vers 21 h. Si on marche vite, on peut peut-etre y arriver... On decide d'essayer. On arrive au camping ou Fern nous attend a 21 h pile. Nous sommes brules, mais heureux de ne pas etre blesses. Si nous allons souffrir a chaque pas pendant quelques jours, nous n'avons meme pas une egratignure. Ouf ! Pour un dernier trek, nous avons peut-etre pousser un peu trop le degre de difficulte. C'est beau les montagnes, mais encore faut-il etre capable de lever les yeux du sol. On se fait des nouilles Ramen et on s'effondre dans Fern pour un nuit de sommeil bien meritee.
 
Arthur's Pass - Une breve incursion
 
Nous ne pouvions passer outre Arthur's Pass, bien connu pour ses paysages spectaculaires. Bien qu'il y ait peu (ou pas) de trek vraiment interessant a faire dans cette region, la route qui nous y mene nous a beaucoup plu.
 
 
Moment de repos apres l'aventure du mont Cook.
 
 
L'hiver approche sur l'Ile du Sud : il a neige a 1200 m. 
 
Ile du Nord, le retour 
 
Apres ce trek, nous sommes bons pour des petites vacances. Apres tout, il ne reste que deux semaines avant le retour a la maison. Et un retour a la maison (et au travail) apres six mois, ca se prepare un peu. Nous prenons la direction nord et nous arretons a Christchurch pour aller livrer le deuxieme velo que nous avons reussi a vendre sur le site de Trademe. Genial ! On a plein de place dans Fern. Si nous avons jongle avec l'idee de vendre Fern a Christchurch et de louer une voiture pour le reste du voyage, nous decidons de le garder jusqu'a la fin. Apres tout, c'est si simple de voyager en minivan. De plus, nous l'avons deja rentabilise. On remonte la cote vers Picton pour prendre le traversier. Pukeko, fur seal, sea lions et oiseaux marins divers agrementent notre route. Serge en profite aussi pour faire du body surf dans des eaux plus clementes et pecher des poissons aussi originaux qu'agressifs ...
 
 
Spookie !                                                                                        Pukeko !
 
De retour sur l'Ile du Nord, nous passons prendre les bagages que nous avions laisse a Thames pour alleger nos velos. Nous poursuivons notre route vers le Northland. De passage a Auckland, nous mettons quelques affiches pour vendre Fern dans les auberges, appeles ici les "Backpackers".
 
L'Ile du Nord est plus peuplee que celle du sud et les endroits pour camper gratuitement sont plus rares. On reussit tout de meme a se trouver des campings interessants en bordure de mer ou de riviere. Nous passons nos journees a rouler et a relaxer. Nous lisons. Nous profitons du soleil et du beau temps en comptant les jours avant de retourner au pays de la neige. On prend donc le temps de se rendre a l'extremite nord de l'Ile du Nord, soit Cap Reinga qui nous offre des paysages apaisants.
 
 
Cap Reinga.
 
 
Un oiseau au multiple personalites...                                                   Un de nos derniers campings en Nouvelle-Zelande.
 
Au retour, Ninety Mile Beach, une plage aussi longue que son nom l'indique, est un arret obligatoire. Bien que l'on puisse y rouler, nous decidons de laisser Fern hors de danger. Apres tout, il n'a plus cinq ans.
 
 
 
Adieu Fern ! (snif)
 
Nous revenons a Auckland le vendredi soir pour etre sur place s'il y a des acheteurs pour le samedi. Nous faisons une beaute a Fern. Il resplendit. Malheureusement, les quelques acheteurs potentiels ne donnent pas de nouvelles. Le samedi matin, il pleut a boire debout. Nous decidons de nous stationner devant le plus gros Backpackers d'Auckland. Qui sait, peut-etre qu'il y a des acheteurs dans le coin. Serge entre pour aller sur Internet et en profite pour demander aux jeunes qui discutent sur les divans, si certains se cherchent une voiture. Justement !! Il ressort avec deux Allemandes interressees. Elles regardent Fern quelques minutes et vont chercher une troisieme camarade. Elle discutent un peu entre-elles et nous annoncent qu'elles le prennent ! Nous allons au bureau du AA faire le transfert des enregistrements. Nous vidons Fern de nos derniers effets. Elles nous paient, nous leur remettons les cles. Et voila ! En moins d'une heure, Fern est parti. Nous lui jettons un dernier coup d'oeil avant de tourner le coin de la rue. Snif ! Nous avons peine a y croire, tout c'est passe si vite. Meme si on avait reserve au camping pour deux soirs, on decide d'aller directement a l'hotel. Ce sera moins complique et il faut feter ca ! Un soucis de moins.
 
Depuis, nous profitons du luxe d'un vrai lit et d'une salle de bain exclusive. Nous nous entrainons un peu, question de retrouver la forme un peu perdue depuis que nous sommes dans le mode vacances. Nous regardons des films jusqu'aux petites heures et faisons la grace matinee. Nous nous baladons dans la ville. Nous regardons les travailleurs en costume qui se depechent pour ne pas etre en retard a leur rendez-vous et on se dit que ce sera bientot notre tour !
 
A bientot et merci pour nous avoir accompagne dans cette magnifique aventure.
 
En terminant, aller visiter la section Nos conclusions, pour un resume de nos impressions.
 
Ze end.
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